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VITAMINES

La Nature en MARS, c'est…

La couleur naissante, qui comble nos attentes. Du rose, du violet, du jaune, du vert, bien sûr. Si le printemps a pris ses aises, selon la médecine traditionnelle chinoise, depuis le début du mois de février, sous nos latitudes occidentales, la nature est encore timide. Le printemps se devine au chant des oiseaux, qui se fait nettement plus soutenu le matin, aux nuances doucement colorées qui pointent le bout de leurs pétales, feuilles, fleurs et bourgeons.

  • Le pissenlit

    Tout est bon à croquer dans la Dent-de-lion ! Avant de se faire cordialement renommer « pissenlit », en raison de son action diurétique avérée, cette bonne mauvaise herbe portait un nom plus glamour. Hélas pour elle, ses propriétés détox l’ont condamné à porter cette dénomination passablement ridicule. Véritable concentré de nutriments, vitamines K1, A, C, B1, B6, fer et potassium en tête, le pissenlit pousse partout ou presque en France. Si vous n’avez pas de jardin, cueillez bien sûr vos pissenlits loin de bords de route, et lavez-les soigneusement au bicarbonate de soude avant de les consommer. Ses racines se rôtissent, ses feuilles se mangent toutes crues, en salades et jus frais, ou cuites, en soupe, et ses fleurs, qui égayent vos recettes de leur belle couleur jaune soleil, se déclinent très bien en gelées à l’agar-agar, liqueurs, et autres boissons maison. Des mauvaises herbes comme ça, c’est une bonne idée !
  • L'artichaut violet

    Dans la famille des artichauts, il y a (entre autres) le gros vert, comme le Camus de Bretagne, et le petit violet, originaire du bassin méditerranéen, qui se présente souvent en bouquets à déguster tout crus. C’est lui « l’artichaut poivrade » : petite taille, feuilles en écailles d’un élégant dégradé de violet, forme conique. Vous ne pouvez pas vous tromper ! Cultivé en BiO, notamment par les bretons engagés de Bio Breizh, on le trouve en magasin d’avril à novembre. Afin de profiter au maximum de son pouvoir antioxydant et de ses belles propriétés nutritionnelles, vitamines C, B1, B6, B9, PP, potassium, magnésium, phosphore, fer, zinc, fibres, consommez-le frais, le jour même de son achat. Plus jeune, plus tendre que son cousin dodu, le petit violet ne se prépare pas tout à fait comme lui : enlevez les premières feuilles de la base et épluchez la tige, à laisser en place. Plongez ensuite les artichauts dans de l’eau citronnée afin qu’ils conservent leur jolie couleur et laissez-les entiers ou coupez-les selon votre recette. Tendre, le petit violet se consomme cru avec une pincée de fleur de sel et un tour de moulin à poivre, ou à peine blanchi pour agrémenter des pizzas, pâtes, et autres salades de saisons.
  • Le radis rose

    Petits, petits, par ici les petits radis ronds et roses. Très faciles à faire pousser dans une jardinière de balcon, les radis sont tout indiqués pour les jardiniers en herbe, sans distinction d’âge. Si la place venait à vous manquer, vos magasins BiO favoris ne manquent pas de belles bottes de radis rebondis, source de vitamines C et B9. Très riche en eau et pauvre en sodium, le radis joue les coupe-faim et s’avère naturellement diurétique. Croquez-le cru, bien sûr, intégrez-le dans des salades composées, avec petits-pois, fèves, oignons nouveaux, pissenlits, graines germées et autres végétaux de saison. L’heure étant à l’allègement de l’organisme, les tartines de pain de campagne beurrées seraient à décliner en version « pain des fleurs, sans gluten et margarine ». Détox, on a dit !

C’est l’heure des premiers semis. Un grand jardin n’est pas indispensable à des cultures potagères, pas plus qu’une vie à la campagne. Les initiatives de jardinage urbains, singulières ou collectives, se multiplient. Les livres, sites et conseils pour petits espaces abondent* Invitez la nature dans votre appartement, sur votre balcon, que vous ayez la main verte ou les deux pieds dans le même sabot, vous trouverez toujours de quoi voir la vie… en vert.