
CHAUD LES CĆURS !
Ce nâest pas pour dire, mais la chaleur, par les temps qui courent, ce nâest pas ça. Je ne vous parle pas de mĂ©tĂ©o, nous ne sommes pas sur BFM et nous avons compris que câĂ©tait lâhiver, mais de chaleur globale. Humaine, et tout⊠Dâune Ă©nergie de conscience toute simple qui ferait du bien Ă tout le monde.
Vous, je ne sais pas, nâhĂ©sitez pas Ă me le dire, mais par ici, la chaleur humaine, par exemple, ne court ni les rues du village ni les chemins de campagne. Ou alors avec une discrĂ©tion qui confine Ă lâinvisibilitĂ©. Le contexte, international et plus proche, est tellement anxiogĂšne quâun genre de guerre froide semble gagner les relations de base. Nous, on serait plutĂŽt pour les ressources renouvelables qui rĂ©chauffent le cĆur. Lâattention, lâĂ©coute, lâempathie qui, non seulement, font fondre la glace auto-dĂ©fensive qui a vite fait de recouvrir nos voies cognitives, mais prĂ©sentent Ă©galement lâavantage de raviver gentiment le feu de notre foyer intĂ©rieur. Nul besoin dâĂȘtre Matthieu Ricard pour expĂ©rimenter le fait que pratiquer la compassion stimule les neurotransmetteurs de la joie, mĂȘme si le contexte est attristant ou inquiĂ©tant. Surtout sâil est attristant ou inquiĂ©tant.
Alors, chaud les cĆurs ! Face au type Ă la tĂȘte de jus dâorange dĂ©goulinant qui menace de faire exploser la planĂšte, on ne se raidit pas comme une plaque de verglas, on ne se dĂ©foule pas sur le premier venu. Au contraire, on active les valeurs qui structurent notre alignement choisi, patiemment Ă©laborĂ©, on se rapproche dâelles avec tendresse et gratitude, et on essaie de rayonner. Faisons de notre mieux pour nourrir cette volontĂ© de distribuer un peu de joie, tendons la main vers elle, Ă©prouvons sa douceur, et disons-nous que nous sommes bien vivant, aimant, et quâaucune dictature de la pensĂ©e ne nous fera dĂ©vier de cet amour. Aucune, câest aucune.
Coline Enlart, Rédactrice en chef